29 février 2008
SPECTATOR'S CUT
Lorsque l'on consulte les inestimables compilations d'entretiens de cinéastes que les Presses Universitaires du Mississippi publient régulièrement (mais en anglais seulement), ou que l'on replonge nuitamment dans les archives que l'on a soi-même patiemment compilées, on remarque que nombreux sont les réalisateurs qui s'engagent dans un projet avec comme moteur de leur désir une scène, une seule, qui excite leur faculté créatrice. Comme un défi personnel dont la réussite conditionnera celle du métrage dans son ensemble tant cette scène semble receler la synthèse parfaite du film et de ses enjeux narratifs, esthétiques et intellectuels.
Quant au public, une simple auto-analyse montrera sans ambiguïté à quel point il aime lui aussi extraire des scènes-clés (pas forcément les mêmes que celles de l'auteur, d'ailleurs) pour en faire de très fonctionnelles métonymies qui finissent par former une mosaïque « d'instants magiques » à la base de toute cinéphilie.
Et l'une des richesses de la cinéphilie est qu'elle est une activité aussi bien solitaire que collective. Si les cinéphiles sont des rats de cinémathèques, des arpenteurs de salles de cinoches, des troglodytes home-cinéphagiques, cela ne les empêche pas d'apprécier la compagnie de leurs semblables, notamment pour enfin pouvoir ré-injecter dans leur passion cette dose de ludisme que seuls les amis peuvent vraiment garantir. Entre autres techniques de jeu, celle dite du « montage en cadavres exquis » possède le double avantage d'être à la fois simple et riche en (re)découvertes. Croyez-moi sur parole!
Prenez une télé, un lecteur de DVD ou un PC, quelques amis, une bonne dévédéthèque, alcool et cigarettes en option, et c'est parti pour le patchwork du siècle, le collage ultime... Chacun sélectionne une scène précise d'un film, la passe aux autres avec un petit commentaire, une justification du choix : au bout de dix minutes, les idées de génies fusent tellement que l'indéfectibilité des liens d'amitié qui vous lient à vos invités est mise à rude épreuve et que la bienséance cède le pas devant les grognements de bêtes féroces de deux cinéphiles surexcités s'affrontant avec verve sur l'opportunité de visionner le fameuse séquence de l'écharde dans l'oeil de L'Enfer des Zombies de Fulci avant celle de la crucifixion du Christ dans L'Evangile selon Saint Matthieu de Pasolini.
C'est
à ce jeu que je vous propose de participer : quelles sont vos
scènes favorites? Pourquoi? Sans compter celles que l'on a
honte d'avouer... Ouvrez votre coeur à Bonnie et Clyde, par écrit ou en dessins ( à envoyer par mails pour ces derniers)...
Et histoire de donner l'exemple, je me plie d'ors et déjà à l'exercice...
... Et me revient en mémoire une scène que j'avais justement mise en exergue la dernière fois que j'ai joué à ce jeu en vrai : il y a un instant absolument sublime dans Stalker d'Andreï Tarkovski, un moment d'une beauté mystique, une stase poétique pendant laquelle l'auteur offre au spectateur un morceau de temps pur, une durée qui lui permet de faire le point sur ce qu'il ressent, ce qu'il pense tout en projetant ses affects et concepts sur l'écran ( un long plan fixe où les personnages assis dans une grotte observent les gouttes d'une averse éclairée par le soleil entrer dans la grotte via une large ouverture qui les surplombe et mourir dans une flaque) pour finir par faire de ces minutes une bouleversante et abyssale introspection aussi bien pour les personnages que pour le spectateur.
En ce qui me concerne moi-même personnellement de mon point de vue, cette scène est l'une des plus littéralement transcendantes que j'ai vues, un appel à la méditation d'une beauté absolument émouvante (surtout quand l'on sait qu'elle est en grande partie le fruit du hasard), toujours aussi magique après tant de visionnages...
26 février 2008
JOHN RAMBO de Sylvester STALLONE – 2007 – Etats-Unis
Icône de années 80 et du reaganisme triomphant, John Rambo aura collé à la peau de Stallone autant que Rocky Balboa, son autre création-phare. Tout comme «l'étalon italien», Rambo a eu un tel impact qu'il s'est vite retourné contre son interprète, le coinçant dans un registre fort limité et brouillant la frontière entre personnage et acteur, dans un fâcheux remake de la relation Clint Eastwood/Inspecteur Harry. Et comme il avait clos avec émotion et réflexivité la geste de son boxeur symbole de l'American Dream et du cauchemar qui s'ensuit, Stallone se propose d'achever la saga de notre Viet-vet préféré sur un accord sombre et définitif.
Nerveux et sans compromis, le film est à l'image de son scénario : simple mais efficace. Cadré avec un sens de l'équilibre sans faille entre iconisation et efficience de la narration, le métrage ne souffre que d'une gestion brouillonne de l'espace, prouvant que Stallone n'est tout de même pas McTiernan. 1H20 sans le générique de fin, autant dire que y'a pas de gras. Pourtant le film tache sévère, du sang, des tripes et de la boue. Les scènes de guerre sont parmi les plus hallucinantes jamais filmées et hissent l'armée birmane au rang des pires ordures du cinéma (malheureusement, ça n'en est pas que, du cinéma...). Stallone a su profiter des recherches de Spielberg et Gibson, entre autres, et court-circuite d'emblée (la séquence d'intro composée d'images d'archives) l'ambiguïté inhérente à tout film de guerre (qui plus est estampillé « Rambo »). Sa vision de la guerre est ultra-réaliste jusqu'à l'insupportable. Le message est clair, identique à celui de Spielberg dans son terrassant Munich et énoncé aussi limpidement, et c'est pour ça que Stallone sera lui aussi traité de naïf simpliste : la violence engendre la violence et les idées les plus nobles ne protègent pas du réel.
A cet égard, Stallone revient à la source du personnage : fini le porte-étendard d'un bellicisme anti-communiste, revoici la machine à tuer, le guerrier impitoyable mais profondément traumatisé, hanté par l'atroce vérité qui gît au plus profond de lui, le torturant, le rongeant, et qui explosera dans cet aveu couronnant un formidable montage des scènes traumatiques des précédents épisodes : « je n'ai jamais tué pour mon pays, j'ai toujours tué pour moi... ».
Le dernier plan, aussi discret dans son lyrisme que bouleversant dans son évidence, est l'un des plus beaux adieux cinématographiques que le cinéma de genre US nous ait donné. L'un des plus inattendus, aussi (remember Rambo III...). Donc l'un des plus admirables...
24 février 2008
BLACK SHEEP de Jonathan KING - 2006 - Nouvelle-Zélande
EPISODE I : « Ça a débuté comme ça. »
MOUTONI
ARRABBIATI(¹)
Un commencement est une chose d'une infinie fragilité parce que d'une profonde délicatesse, d'une insondable subtilité. C'est un moment que l'on prépare et que l'on chérit par dessus tout : sa valeur programmatique en fait une carte de visite dont l'efficacité – potentiellement envahissante – n'est contrebalancée que par son caractère paradoxalement éphémère.
Pour nos débuts, il était donc évidemment impératif pour nous d'ouvrir ce blog sur un film dont l'abyssale profondeur de la pensée qu'il déploie conjuguée à son incroyable maîtrise artistique et technique, en faisait le parfait et flamboyant étendard du cinéma que nous aimons et que nous nous proposons de défendre. Il fallait aussi impressionner l'internaute par le choix de se coltiner une oeuvre à haute teneur en cinéphilie, et digne de supporter une énième exégèse dont nous nous ferions forts d'éviter qu'elle s'empêtre dans la référence, la déférence et une quête donquichottesque de la synthèse définitive.
C'est pourquoi, tandis que Bonnie mettait la touche finale à une monumentale fresque – dont vous vous ferez une idée approximative en multipliant mentalement le plafond de la chapelle Sixtine par Guernica – qui synthétisait brillamment une définition enfin exhaustive du cinéma avec une représentation panoptique de son histoire, je m'affairais benoîtement à parachever les 476 pages de réflexions que m'avait inspiré l'usage récurrent du travelling arrière dans l'oeuvre de Stanley Kubrick. Bref, Bonnie & Clyde allaient frapper un grand coup. La Livebox elle-même semblait onduler sous les vagues déferlantes de l'irrépressible désir de transmettre le fruit rare et juteux de nos réflexions au monde qui ne serait plus jamais le même.
Et puis, paf! L'accident bête, en somme. Tu ne sais sûrement pas ce que c'est, mais quand on plane comme ça dans les hauteurs de la pensée humaine, on finit par s'habituer à admirer l'horizon quand les autres ont le nez dans les aisselles de leurs semblables. On en vient sans malice à oublier que des petits s'agitent en bas. Peu à peu, on fait moins gaffe avant de mater une pelloche. Là où auparavant l'on dégustait avec délices les oeuvres de Bergman et Antonioni, on se surprend à baffrer de pleins DVD de Corman ou Fulci. Et un beau soir, on se retrouve devant La Nuit des Côtes d'Agneau Vivantes! Massacre au gigot-haricots! Le Ragoût de l'Angoisse!
Et on demanderait bien du rab...
Bien sûr, Black Sheep est un chef d'oeuvre d'observation et d'analyse de l'incommunicabilité ontologique entre l'homme et le mouton, une subtile étude de l'impact écologique de l'être humain sur la biosphère avec de vrais morceaux de gore dedans, une puissante réflexion sur le devenir-marchandise de l'humanité et le renversement de la chaîne alimentaire où l'homme devient un mouton pour l'homme; mais si c'est sans doute le meilleur film du monde, c'est surtout parce que c'est le seul film de mouton-garou du monde! Eh bah oui!
Dans la longue liste des agressions animales que l'homme a subies (après en avoir été souvent la cause) au cinéma (chiens, chats, oiseaux, loups, ours, dinosaures, fauves, abeilles, requins, serpents pour les plus évidentes, mais on trouve aussi des limaces, des crabes, des mouches et jusqu'à une moussaka géante et un yaourt de l'espace (si, si!)) (vous me dites, hein, si y'a trop de parenthèses...), le mouton était inédit jusqu'à ce qu'une bande de néo-zélandais se décide enfin à révéler au monde toute la fourberie et la machiavéléité (« J'ai un dictionnaire tout à part moi » disait Montaigne...) ( non, sans déconner, n'hésitez pas, pour les parenthèses, je sais que ça peut être chiant de s'interrompre tout le temps comme ça, surtout quand le gars a une syntaxe super complexe avec des phrases qui n'en finissent plus, ce qui n'est heureusement pas mon cas mais bon...) qui se tapit sous l'immaculée mousseline de ces bêlantes bestioles. Merci les Kiwis!
Seul un Néo-Zélandais élevé aux déjanteries pré-tolkiennesques de son compatriote et inévitable point de comparaison, Peter Jackson, pouvait s'emparer d'un tel sujet! Encore que nos moutons n'aient rien à voir avec le singe-rat de Brain Dead ou les muppets ultra-transgressifs de Meet The Feebles. Manifestement nanti d'un budget un peu plus confortable que son aîné, disons l'équivalent du budget-moumoutes du dernier Nicolas Cage, King peut se permettre de soigner la forme (joli cinémascope et quelques effets de lumières bienvenus pour un bel hommage à Hurlements...) et si les effets spéciaux pourront paraître cheap aux yeux de ceux qui ont été élevés aux CGI, ils possèdent pourtant le charme suranné de l'artisanat et du système D. Sans compter que le cinéaste réussit à maintenir un véritable équilibre parodique en jonglant habilement avec un humour plutôt primesautier et des scènes plus proches de la tradition du genre. Le délire de départ, c'est-à-dire La Nuit Des Morts Vivants avec des moutons à la place des zombies, est poussé jusqu'au bout et le film remplit parfaitement son objectif : divertir On est encore loin de l'hallucinante et éclatante réussite de Shaun of The Dead, mais Black Sheep a su mettre en avant les mêmes qualités : une générosité absolue dans l'écriture et la mise en scène mais aussi et surtout un amour et un respect pour le genre, pour le cinéma tout entier qui font immédiatement de Jonathan King un ami de la famille. Un de ceux qui vivent pour le cinéma avant d'en vivre...
(¹) :
non, ce n'est pas une spécialité italienne mais une
subtile référence que les plus avertis d'entre vous auront percée à jour avec le sourire entendu de ceux à
qui on la fait pas...
Pour les autres, direction IMDB...

20 février 2008
Plates excuses
Ce site est né il y a quelques jours et nous avons un mal fou à trouver le temps d'écrire, dessiner et publier ici notre premier article.
Mais on y est presque.
Vous aurez donc un truc à vous mettre sous la dent et les mirettes d'ici la fin de la semaine.
A bientôt!
17 février 2008
LETTRE OUVERTE
A TOI
Mademoiselle la brise-gonade (oui, j'aime ces translations qui nous éloignent heureusement de la vulgate populacière...) chichiteuse tapie aux confins du web,
A TOI
Monsieur le ronchon pinailleur hantant suspicieusement blogs et forums d'un clavier chafouin et venimeux,
ce blog n'est pas pour TOI.
On te connaît. TU as des aïeuls qui remontent jusqu'à la nuit des temps mais c'est avec l'émergence d'Internet et sa rencontre avec la sphère de l'art, et singulièrement le CINEMA, que TU as pris ton essor.
Car dorénavant, non seulement la Toile offre-t-elle une quantité indigeste et variablement fiable d'informations sur les films qui se feront, peut-être, qui se font, sont faits, etc., mais encore elle autorise l'éclosion de nuées de «critiques improvisés». Chacun peut donner son avis. Et c'est bien. Car cette Babel cinéphile, quoique délicieusement anarchique et qualitativement inégale, recèle toujours une chose importante et précieuse car unique: un avis, c'est-à-dire un point de vue, une opinion née d'un affect et/ou d'une réflexion.
Mais TOI, tu es de la race des intégristes de l'opinion. De ceux qui ne supportent pas que l'on soit en désaccord avec eux. Des individus qui détestent que l'on aime ce qu'ils haïssent autant qu'ils aiment adorer ce que l'on déteste... Et réciproquement, et ce « littéralement et dans tous les sens » (Mallarmé. Eeeeeeeeh oui! Ah ça la ramène moins là, hein!)
Et là, c'est le drame.
Car nous ne sommes là pour convaincre ou persuader personne. Notre projet se situe dans l'humble continuation des précieuses chroniques « Un Strapontin pour Deux » de Boujut et Tardi. Il s'agit de réinvestir l'expérimentation d'une critique croisée d'un film par l'intermédiaire de deux autres media (le dessin pour Miss Bonnie et l'écrit pour votre serviteur Clyde) envisagés comme un couple complémentaire jusque dans leurs irréductibles incompatibilités. Et notre but, le seul, est de donner notre opinion. Parce qu'on en a envie. Parce qu'on a envie de provoquer des envies chez nos lecteurs ( y compris des envies de ne pas voir le film). Et puis parce que, et nous ne le nierons pas, nous avons suffisamment de front pour prétendre que ce que nous dessinons et écrivons mérite d'être regardé et lu, voire applaudi et porté aux nues, ou un truc du genre, mais dans les limites du raisonnable car il ne faudrait pas, n'est-ce pas, que notre modestie légendaire en souffre.
Mais nous n'avons pas la prétention d'oser avancer, même timidement, les prémices d'une hypothétique possibilité de début de probable embryon de germe de vérité sur un film. Ou alors ce sera NOTRE vérité.
La seule fierté dont nous nous targuerons une bonne fois pour toutes, et pas pour faire les malins (car « Qui fait le malin tombe dans le ravin » - Proverbe jurassien.), encore qu'il ne soit pas désagréable à l'occasion de se laisser aller à l'extatique exultation de confronter le monde béat à notre génie, mais parce que c'est en référence à cela que nous jugerons les films, cette fierté ( ben oui, quoi, soyez concentrés et relisez le début de la phrase si vous êtes paumés, pourtant je la trouve pas si complexe que ça, enfin bon, je cause, je cause, et la parenthèse n'en finit pas de se fermer) disais-je, c'est notre cinéphilie, que nous oserons qualifier de vaste, curieuse et éclectique – tout comme les films que nous présenterons ici - et éclairée par la lecture compulsive de nombreux ouvrages théoriques, historiques et techniques.
Et TOI, tu voudrais faire fi de tout ça et venir polluer ce blog de tes commentaires assassins, de tes diatribes minables, de tes indignations hypocrites, de tes provocations stériles?
Non, ce blog n'est pas fait pour TOI.
Pas qu'on refuse le dialogue, tout au contraire. On souhaite créer un lieu d'échanges, de réactions (que ce soit sur les films ou sur les dessins et les textes), d'interactions. Mais les vains et monotones débats sur qui a raison d'aimer ou de ne pas aimer tel film n'auront aucun droit de citer ici. Discutons, argumentons, prenons-nous la tête même, mais dans le respect nos goûts respectifs.
Notre théorie est la suivante: quand nous jugerons – et c'est bien le mot- un film, nous dirons s'il nous a touchés ou pas, au coeur et/ou au cerveau, et pourquoi. C'est tout. Qu'un film ne nous plaise pas ne veut surtout pas dire que nous ne lui reconnaissons aucune qualité; même si nous nous réservons le droit de ne pas évoquer ces dernières.
En effet, nous revendiquons haut et fort, avec la valeureuse fougue de l'Amazone qui aurait des origines Walkyries pour Bonnie, et avec la furieuse vigueur du samouraï armé d'un sabre-laser pour moi, notre droit à arroser le rôti de nos élucubrations du délicieux jus de la mauvaise foi aussi souvent que nous le saupoudrerons d'un subtil mélange d'ironie, de bonnes et mauvaises humeurs et de délires plus ou moins viables et private-jokesques. Faites cuire à feu doux. Servez avec un grand bol d'humour.
Nous prenons le cinéma trop au sérieux pour ne pas en rire, parfois de ce rire douloureusement salvateur et pour tout dire quasi-mystique que Bataille évoqua souvent ( whoa la classe, eh, les références... Faudra vous y faire, j'aime autant les citations que les parenthèses, c'est pour vous dire si vous n'avez pas fini de pester sur mes labyrinthiques et interminables amas de propositions au déploiement rizhomatique. Heureusement, Bonnie sera là pour vous apaiser les yeux et le cervelet de ses courbes harmonieuses et ses couleurs chatoyantes. Enfin je parle de ses dessins, hein, les gars, rêvez pas).
Alors TOI, là. TOI.
Tu sors.
...
Voilà.
On est entre nous maintenant, on va pouvoir parler de cinéma. Parler DE cinéma. Parler DE FILMS.
Parler cinéma ne nous intéresse pas. Déployer les signes factices de notre appartenance au cénacle croupissant de ceux « qui s'y connaissent et qui sont bien informés », fouiller les décharges à ragots de la jet-set, jouer les oracles ou les donneurs de leçons non plus.
Nous jugerons, oui. Mais pas d'un jugement suprême, pas le jugement dernier. Juste notre jugement, une goutte d'eau dans la mer certes, mais pleine de sel.
Simplement évaluer ce qui a eu lieu pendant notre rencontre avec ce film, et exercer notre libre-arbitre.
Et parler de cinéma.
BONNIE & CLYDE











